L'humeur du

président

Pierre GALIBERT

un médecin de garde et mon père se portait volontaire. Je l’accompagnais et je m’imaginais déjà en Monsieur Loyal : j’aurais la chance de le devenir plus tard, mais du haut de mes 10 ans,  je ne pouvais l’envisager encore.

 

Mes premiers émois de théâtre, je les dois à Molière : vous avouerez que c’est un bon début ! Mon professeur de français de 4ème à Barral, Melle Bilotte, avait organisé une sortie au Théâtre Municipal. 

A cette époque-là, on l’appelait l’Odéon et Scapin s’en donnait à cœur joie. Ce pauvre Géronte perdait tout sens commun.

La joyeuse troupe, entre coups de bâton et rires de Zerbinette, évoluait dans un décor qui m’enchantait. Et le fourbe serviteur de conclure dans un semblant d’agonie avant que le rideau ne tombe : « Et moi, que l’on me porte au bout de la table en attendant que je meure… » J’avais enregistré secrètement la pièce avec mon magnéto à cassette et me passais cette réplique finale en boucle le soir dans ma chambre avant de m’endormir.

 

Mes premiers émois de radio je les dois à Sud Radio. j'avais 16 ans. Loin de m'imaginer que je passerais vingt ans de ma vie professionnelle sur cette antenne, j'allais place nationale à Castres applaudir les vedettes sur le podium géant de la tournée d'été.

En voyant l'animateur de l'époque officier sur scène, je rêvais de prendre sa place. Mon souhait a été exaucé bien au-delà de mes espérances en travaillant au sein des plus grandes chaînes de radio et télé du pays pour défendre aujourd'hui fièrement les couleurs de Radio France.
 

Ce parcours, qui m’a éloigné du Tarn, m’a rapproché des artistes : du débutant inconnu aux vedettes adulées, des chanteurs, des comédiens, des humoristes, des gens du cirque…

Certains sont devenus mes amis.

Il faut dire que j'ai toujours eu une passion pour le spectacle en général, le théâtre et le cirque en particulier. Cet univers se confond d’ailleurs parfois avec mon métier : la radio et la télé n'offrent-elles pas de beaux spectacles ?
 

Alors que je ne me suis jamais éloigné fondamentalement de ma ville natale, ce retour aux sources en créant à Castres une association pour promouvoir le spectacle vivant, semble finalement assez naturel. Avec quelques passionnés et amis, nous avons pour ambition d'offrir au public des rendez-vous encore inédits à Castres.
Je suis certain que vous apprécierez…

Mes premiers émois de spectateur datent des années 70. Je découvrais avec passion le cirque. J’étais impressionné par le matériel, les mâts, les immenses toiles, les corniches, la piste, les caravanes et les camions qui arboraient le nom des grandes enseignes.

A l’époque, Pinder ou Amar faisaient étape à Castres et plantaient leur chapiteau sur le champ de manœuvre de Roulandou. Chaque représentation devait être suivie par